Mathieu Guilbaud designer graphique & espace

 

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Remettre l'activité du quartier au centre du tunnel

Le positionnement de la personne n'est autre qu'un point sur une ligne. Elle se trouve plus ou moins éloignée d’une des deux extrémités. Sauf intervention dans le tunnel, le passager ne peut se servir de son outil (smartphone, balise,...) de positionnement en raison de la perte du signal.

 

Partant du principe qu'il (elle) passe par le tunnel chaque jour par praticité, l'utilisateur(-trice) passe à côté de nombreux événements (fêtes,...) et non événements (rencontres,...) qui se seraient déroulés en surface, dans le quartier, au dessus.

 

Mon intervention consiste à placer, sur les parois un motif utilisant les données des activités du lieu. Le (la) passant(e) est alors confronté(e) à la richesse de ce qui se déroule à l’instant au dessus de lui (elle).

 

Constitué d’une petite croix de verre lumineuse, le module se place le long de la paroi sur le même axe que le lieu de l’activité, situé au dessus. Chaque croix représente une activité, dispose d’une lumière de couleur blanche, bleue ou jaune, attribuée d’après l’intensité du mouvement détecté par les capteurs. Il se synchronise en temps réel avec lui. Le dispositif est complété par des croix-écran diffusant des tweets ou messages tumblr contenant le mot clé « croix rousse ».

 

La fragilité du projet réside dans sa grande confiance dans l'animation du quartier, sans quoi, le tunnel reste sombre et donc inhospitalier.

 

 

 

 

 

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tunnel de la croix rousse - Lyon - France

workshop encardré par Trafik (FR)

22>26.11.2010

 

Considérant que le principe d’un tunnel est d’être un axe de désengorgement, de flux contenu aidant la survie du système urbain, à la fois complexe et délicat.

 

Le creusement d’un tunnel ne suggère pas obligatoirement son utilisation, mais il pose une question de changement d’itinéraire pour toutes les personnes fidèles à leurs plans de routes. De même que le métro, le tunnel submerge l’horizon, enterre la perspective et ne dévoile qu’une ligne droite à parcourir.

 

Les personnes présentes à pied, en vélo (ou autre) se retrouvent dans un lieu coupé du monde, permettant pourtant de lier deux lieux/quartiers au même titre qu’un pont. La question du tunnel est de savoir où il nous emmène. Est-on vraiment prêt à parcourir un kilomètre et demi en ville à l'abri du soleil?

 

 

par dessus - dessous